Beauté, Fragrances

L’extase

15 avril 2015
L'Extase nouveau parfum Nina Ricci

Il y a quelques semaines, j’ai été conviée à un diner très mystérieux qui fut sans doute l’une des soirées plus originales auxquelles j’ai eu la chance d’assister grâce à mon blog.

L’invitation, qui ne faisait aucune mention de mon hôte ni de l’occasion pour laquelle il me recevait, avait particulièrement éveillé ma curiosité. Telle une princesse des temps modernes, une berline m’attendait le jour dit à la sortie de mon travail pour me conduire au lieu de réception jusque là tenu secret. J’ai découvert à mon attention dans la voiture une citation très énigmatique de Marie Darrieussecq, censée très certainement me mettre sur la voie de la soirée qui m’attendait : « Ne pas faire ce qu’on veut, ce serait un caprice, mais vouloir ce qu’on fait« . Autant vous dire que je n’étais guère plus avancée !

Je me fais donc conduire dans un superbe appartement, situé place du Trocadéro et qui possède l’une des plus belles vues sur la Grande Dame de tout Paris.

Je suis la première. Un personnel charmant et aux petits soins m’accueille. Ils ne sont pas très bavards et je n’en apprendrais pas plus sur cette soirée de leur part. La seule chose qu’ils consentent à me dévoiler, c’est que nous serons bientôt 9 invitées et qu’un diner nous sera servi dans peu de temps… Marie, Elsa, Sarah, Marie, Sophie, Marion, Fanny et Vanessa ne tardent pas à arriver. Aucune de nous ne sait ce qui nous attend. C’est très drôle car chacune appréhende ce mystère d’une manière complètement différente : Sophie est très intriguée et panique même un peu ; Marion a mené une enquête minutieuse avant d’arriver ; Elsa, comme à son habitude, est tout sourire ; moi, je bois du Champagne, beaucoup de Champagne.

L’appartement est décoré d’une multitude de bouquets de roses fraiches très odorantes et qui embaument divinement toutes les pièces. Nous attendons impatiemment notre hôte qui nous dévoilera enfin, nous l’espérons, tous les secrets de cette soirée. Mais nous comprenons en découvrant les 9 couverts autour de la table que personne ne se joindra à nous pour ce diner. Nous passons donc à table. Entre chaque plat, deux d’entre nous sont emmenées par un maitre d’hôtel dans une pièce attenante pour y découvrir un indice. En recoupant les témoignages de chacune, nous finissons par comprendre que les 5 indices dévoilés ont un rapport avec les 5 sens : la vue, le goût, l’ouïe, le toucher, l’odorat…

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Looks, Mode

Superstar

14 avril 2015
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Voici mon dernier look de « jeune fille ». J’ai shooté cette tenue avec mon témoin juste après que nous ayons récupéré ma robe, une semaine tout pile avant mon mariage. Je me souviens qu’il faisait bon et que nous avons passé le reste de l’après-midi à espérer que le temps soit aussi clément la semaine suivante, ce qui bien évidemment ne fut absolument pas le cas ! Mais là n’est pas le sujet.

Non. Le sujet mes agneaux, c’est qu’il était absolument nécessaire à quelques jours de me marier que je retombe quelque peu en « enfance », en arborant fièrement mes nouvelles Superstar. Ça faisait bien 17 ans que je n’en avais pas porté et pourtant, dès que j’eus glissé mes petons délicats à l’intérieur, c’est comme si rien n’avait changé : me revoici dans ma chambre d’ado, à fumer des clopes en loucedé par la fenêtre (mon côté rebelle) et à écouter R de RKelly en boucle (mon côté « romantique »), en ressassant inlassablement mon sentiment d’incompréhension totale des autres et de la vie.

Si j’avais su à cette époque que je porterais les même gaudes à 32 ans et qu’on me passerait la bague au doigt, je crois que mon moi de 1998 aurait sans doute essayé de s’ouvrir les veines avec une enveloppe !

Mais heureusement, je n’ai jamais eu de don de voyance. Car finalement, le moi de 2015 est vachement mieux dans ses baskets !

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Bla bla

Lui

4 avril 2015
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C’était un jour d’avril ou de mai, je ne sais plus très bien… C’est étrange d’ailleurs, car je retiens souvent les dates importantes d’ordinaire. Non pas que j’y trouve une symbolique particulière, non, pas moi. Simplement, quand un jour compte, je me le rappelle assez bien. Un peu comme s’il m’avait marquée au fer rouge. Pour toujours.

A part cette date que je ne me remémore pas, je me souviens parfaitement de tout le reste. J’étais attablée au restaurent d’entreprise de mon ancienne boite. Je n’étais pas de très bonne humeur ce jour-là : ma collègue choupie m’avait laissée tomber pour le déjeuner et je me retrouvais assise au milieu de personnes avec lesquelles j’avais un peu de mal, à l’époque, à me trouver des points communs. Déjà que mon assiette de haricots verts était fadasse, j’étais déprimée rien qu’à l’idée de passer cette pause déjeuner à écouter les jérémiades, pourtant ô combien justifiées, de mes voisines de tablée.

Et puis j’ai entendu une voix. Masculine. Douce. Drôle. Humaine. Belle.

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